Gymnastique Artistique Masculine (GAM)

Voici une brève présentation des agrès réservés à la gymnastique masculine, accompagnée de quelques photos.

L'ordre olympique des agrès masculins est le suivant :

SOL / ARÇONS / ANNEAUX / SAUT / BARRES PARALLELES / BARRE FIXE

Le saut et le sol sont présentés dans la section agrès mixtes.

 Cheval d'arçons

Toute la difficulté de cet exercice réside dans la réalisation d’un mouvement régulier et continu sur le plan horizontal.
A cet appareil, les gymnastes réalisent un travail en appui : seules les mains peuvent toucher le cheval.
Les figures doivent être réalisées sans rupture de rythme, en élan et en déplacement sur les trois parties du cheval (le centre et les deux extrémités).

Le gymnaste doit proposer :

- des mouvements circulaires du corps,
- des cercles des deux jambes,
- des ciseaux en avant et arrière,
- des passages alternatifs de jambes.

Seuls quelques ciseaux viennent entrecouper l’harmonie du mouvement.
Les cercles Thomas sont les plus spectaculaires, tout comme les sorties en Appui Tendu Renversé, avec ou sans changement de face.

La capacité de conduire son corps pour tracer une succession d’éléments circulaires, unis en une composition harmonieuse, est la quintessence du travail au cheval d’arçons.

# Réglementation du matériel :

Hauteur : 105 cm à partir de l’arête supérieure du tapis, 115 cm du sol.

Anneaux
C’est l’appareil qui sollicite le plus de force musculaire. En suspension et en appui, le gymnaste démontre tant sa force que son équilibre. Tout balancement est source de pénalisation.

L’exercice doit compter au moins deux appuis renversés, l’un exécuté en force et l’autre en élan.
Les éléments de force, comme la croix de fer, doivent être maintenus au moins deux secondes.
Le gymnaste doit aussi présenter une série de mouvements et d’immobilisations, en alternant les éléments en avant et en arrière.
En fin d’exercice, il réalise une sortie qui met en valeur sa maîtrise acrobatique.

La tendance du travail actuel nécessite une force de plus en plus prégnante puisqu’au plus haut niveau, les gymnastes effectuent cinq, voire six éléments de force.

# Règlementation du matériel :

Hauteur : 260 cm à partir de l’arête supérieure du tapis, 280 cm du sol.

Barres parallèles

C’est une combinaison permanente de suspension et d’équilibre, d’élan, de voltige et de maintien, une variation permanente et dynamique avec un travail au-dessus et en-dessous des barres.

Le travail actuel tend vers des difficultés comme les grands tours arrières ou les doubles saltos entre les barres.
Une, deux ou trois rotations composent maintenant les exercices. Les sorties sont de plus en plus complexes et exécutées avec beaucoup d’amplitude. Les difficultés à cet appareil s’apparentent de plus en plus à celles que l’on retrouve à la barre fixe.

La plupart du temps, les gymnastes enduisent leurs mains ainsi que les barres parallèles de miel ou d’eau sucrée afin de trouver une meilleure adhérence lors de l’éxécution des mouvements de suspension et ainsi éviter de glisser.

# Règlementation du matériel :

Hauteur : 180 cm à partir de l’arête supérieure du tapis, 200 cm du sol.

Barre fixe

Les gymnastes à cet appareil enchaînent les rotations, qui doivent être limpides et continues. 
Parfois, certains éléments  nécessitent l'utilisation d’un seul bras, ce qui est visuellement spectaculaire.

Cependant, les éléments les plus audacieux demeurent les lâchers de barre que les gymnastes font évoluer au fil des années, en rajoutant soit des rotations ou bien en les réalisant avec une position de corps différente. Les plus fréquents à haut niveau sont le Tkatchev, le Kovacs (une rotation et demi par dessus la barre) ou encore le Voronin (passage corps tendu par dessus la barre avec un demi tour).
Au plus haut niveau, les gymnastes réalisent dans leur mouvement trois, voire quatre lâchers de barre, souvent enchaînés.
La sortie permet d’apprécier le sens acrobatique et spectaculaire du gymnaste, et combine les rotations longitudinales et/ou transversales.

# Règlementation du matériel :

Hauteur : 260 cm à partir de l’arête supérieure du tapis, 280 cm du sol.

Date de dernière mise à jour : mercredi, 15 juillet 2020